Osmose, Développement et Cultures

Yahia Belaskri

belaskri yahia Né à Oran, Yahia Belaskri effectue des études de sociologie, devient responsable des ressources humaines dans plusieurs entreprises algériennes avant de se tourner vers le journalisme puis l'écriture. Bien décidé à « faire entendre la voix de ceux qui n'ont pas de voix », il quitte l'Algérie pour la France après les événements d'Octobre 1988, révulsé par la violence aveugle qui frappe alors au cœur son pays. Il publie articles et essais qui posent de façon insistante la question de l'histoire de la Méditerranée, de l'Algérie coloniale et postcoloniale, celle des rapports entre la France et l'Algérie, celle de l'immigration. L'écriture romanesque et la fiction lui permettent d'interroger avec un regard neuf, différent, quelques thèmes obsédants : l'exil et le déracinement, la soif de liberté, le courage des humbles et des vies ordinaires, la nécessaire exigence de toute pensée véritable. Prix Ouest-France Étonnants Voyageurs 2011 pour Si tu cherches la pluie elle vient d’en haut, sa saga algérienne Les fils du jour remporte le Prix Beur FM en 2015.
À travers ses textes ainsi que sa participation aux travaux de recherches sur la Mémoire de la Méditerranée, il pose un regard critique empreint d’un profond humanisme sur l’histoire de l’Algérie, de la France et des rapports entre ces deux pays. Il est actuellement membre du comité de rédaction de la revue Apulée, revue annuelle de littérature et de réflexion, publiée par les éditions Zulma.

 

Prix littéraires

Prix Ouest France-Étonnants Voyageurs 2011 et Prix Coup de cœur de Coup de Soleil Languedoc-Roussillon 2012 pour son roman Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut.

Prix du livre européen et méditerranéen 2014

Prix Beur FM TV5 Monde 2015 pour son roman Les Fils du Jour.

Dernier roman

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Le Livre d’Amray. Roman. Mai 2018, Zulma

« On m’a dit que je naissais au monde, que les montagnes reculeraient devant mes aspirations, que les plaines donneraient plus de blé qu’elles n’en ont jamais produit et que les matins s’offriraient à mes pas juvéniles. Que ne m’a-t-on dit pour me laisser croire que j’étais un homme libre ? ». Amray est né avec la guerre, entre le souffle du chergui et les neiges des Hauts Plateaux. Mais bientôt son monde vacille et les amis d’enfance, Shlomo, Paco, Octavia – celle qu’il nomme ma joie – quittent le pays. Resté là comme en exil, Amray, fils de fières et nobles figures de résistance, Augustin, la Kahina ou Abd el-Kader, part lui aussi chercher plus loin ses horizons.

Roman de toutes les premières fois, premier amour, premières folies, premiers combats, le Livre d’Amray est une charge ardente contre tous les intégrismes, un chant vibrant d’amour pour une terre qui n’est jamais nommée, une Algérie rêvée et rendue à la vie – un chant d’espoir au monde.

 

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