Osmose, Développement et Cultures

Rencontre professionnelle

Vendredi 30 novembre - 10h30-12h30
Editeurs - libraires - Bibliothécaires - IUT du métier du livre.
« Editer les auteurs d’Afrique et de la Caraïbe. Conviction, engagement et choix stratégiques.”
Animation : Nathalie Philippe

De Présence Africaine à Actes Sud en passant par Le Seuil et Gallimard, les littératures afro-caribéennes francophones sont pour la plupart nées d’un mouvement contestataire à l’époque coloniale. Des ouvrages emblématiques comme « Peaux Noires, Masques Blancs » de Frantz Fanon, le « Discours sur le colonialisme » d’Aimé Césaire, « L’Aventure Ambiguë" de Cheikh Hamidou Kane ou « Le Mauvais Sang » de Tchicaya U Tam’si sont des textes fondateurs qui ont été portés haut et fort dans les milieux intellectuels parisiens, notamment chez les surréalistes. De grandes maisons ont fait le pari fou d’éditer des auteurs alors méconnus, et qui ont obtenu par la suite de grands prix littéraires, à l’instar de René Maran avec son roman « Batouala » (Prix Goncourt en 1921), ou de Yambo Ouologuem avec « Le Devoir de Violence » (Prix Renaudot, 1968). C’était l’époque où la littérature vibrait encore sous le sceau de l’engagement, et c’est probablement ce qui avait poussé ces grandes maisons à éditer ces auteurs devenus canoniques.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Qu’est-ce qui fait qu’un éditeur décide de mettre en place une collection de littérature afro-caribéenne, ou bien intègre un auteur afro-caribéen directement à son catalogue de littérature française ? Qu’est-ce qui fait aussi qu’un éditeur décide de publier uniquement des auteurs afro-caribéens ? Faut-il parler de mise en lumière ou bien de ghettoïsation ?

Cette table-ronde, composée des éditeurs présents sur le salon et animée par Nathalie Philippe, spécialiste en littératures francophones, a pour objectif de mettre en lumière, de réinterroger et de mettre en perspective le positionnement et la reconnaissance des auteurs afro-caribéens dans le champ de l’édition française.

 

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